Archives pour la catégorie Contes

Caraïbes’ PIRATES ?

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Dimanche

jour de sortie au cinéma pour beaucoup ?

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S’il est une région du globe

qui a fait fantasmer-rêver-écrire

n’est-ce pas les Caraïbes ?

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Rappelez-vous vos bouquins d’enfants

n’oubliez pas de lire ces contes à vos descendant(e)s !

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ATAHUALPA…trésor ?

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Un nouveau Monde ?

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Une légende raconte que les hommes vivaient heureux dans une vallée fertile.
Rien ne leur était interdit sauf monter dans la montagne.

Comment ne pas rapprocher au mythe de l’arbre de la connaissance qu’Adam et Eve ne devaient pas toucher dans le Paradis ?

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Le diable, jaloux leur dit d’aller dans la montagne chercher le feu sacré, sinon un malheur s’abattrait sur eux.
Mais les dieux de la montagne appelés « Apus » les surprirent et firent sortir des cavernes des pumas  qui dévorèrent toute la population.

Comment ne pas penser au 1er couple chassé d’Eden par les Anges de Dieu ?

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Inti, le dieu du soleil qu’ils vénéraient, pleura pendant 40 jours et 40 nuits sans s’arrêter, ce qui inonda la vallée et créa le lac Titicaca  ; seul un couple survécut en se mettant dans une barque.
Ils dirent que, de leur barque, ils avaient vu les pumas transformés en pierre.
D’où le nom du lac : « el lago de los pumas de piedra ».

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Cela ne rappelle-t-il pas le Déluge ?
Quarante jour de pluie et Noé sauvé grâce à l’Arche ?

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Une autre légende raconte que le trésor du grand et dernier empereur Inca Atahualpa
dormirait au fond du lac.

Celui-ci capturé par F. Pizarro  en 1532 ayant était exécuté alors qu’il avait presque payé toute la rançon…mais ne voulait pas donner toutes les richesses de son peuple…
ses lieutenants, devant le manque de parole du conquistador, auraient noyé toutes les richesses du pays.

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Pour vous quel plus beau trésor ?

Une vie sereine ?

Des lingots d’or ?

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Pérou…CITES d’OR ?!

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Les CITES d’OR

Vainqueur !

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S’il est un dessin animé pour la jeunesse qui a séduit…c’est bien celui-ci !
Mes enfants, inscrits avec des amis à un club de judo, bloquaient leur mercredi après-midi devant la télévision, devoirs faits, pour le regarder !
(Manquant les séances sur le tatami !)

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Plein de charme !

Ne trouvez-vous pas ?

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AME et Terre …?

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Âme des Amérindiens ?

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Quelques citations à méditer …

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Avant de juger son frère
il faut avoir marché plusieurs lunes dans ses souliers.

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La où sont mes pieds, je suis à ma place.

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La Terre n’est pas un don de nos parents.
Ce sont nos enfants qui nous la prêtent.

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Marche en harmonie avec l’univers navajo
tout en étant conscient de ce que tu es.

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Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas. Prophétie d’un Amérindien Cree.

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 Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester.

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Rien ne peut être vendu. Cette terre nous ne pouvons pas la vendre car elle ne nous appartient pas. Nous ne pouvons pas vendre la vie des animaux et des hommes. Pourquoi ne pas vendre l’air ou la mer immense ?

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La terre a un chant. Elle porte le sons de l’univers.
Cha
que créature à un chant. Chaque plante à un chant.

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La terre est notre corps.
Notre esprit vient du soleil
et notre passé est une étincelle du soleil.

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TERRE ? ..Pas vendre !

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TERRE

Sacrée ?

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Comment peut-on vendre ou acheter la chaleur de la terre ?
Cela nous semble étrange. Si la fraîcheur de l’air et le murmure de l’eau ne nous appartient pas, comment peut-on les vendre ?

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Pour mon peuple, il n’y a pas un coin de cette terre qui ne soit sacré.
Une aiguille de pin qui scintille, un rivage sablonneux, une brume légère, tout est saint aux yeux et dans la mémoire de ceux de mon peuple.
La sève qui monte dans l’arbre porte en elle la mémoire des Peaux-Rouges.

Les morts des Blancs oublient leur pays natal quand ils s’en vont dans les étoiles.
Nos morts n’oublient jamais cette terre si belle, puisque c’est la mère du Peau-Rouge. Nous faisons partie de la terre et elle fait partie de nous.
Les fleurs qui sentent si bon sont nos soeurs, les cerfs, les chevaux, les grands aigles sont nos frères ; les crêtes rocailleuses, l’humidité des Prairies, la chaleur du corps des poneys et l’homme appartiennent à la même famille.
Ainsi, quand le grand chef blanc de Washington me fait dire qu’il veut acheter notre terre, il nous demande beaucoup…

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Les rivières sont nos soeurs, elles étanchent notre soif ; ces rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants.
Si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler tout cela et apprendre à vos enfants que les rivières sont nos soeurs et les vôtres et que, par conséquent, vous devez les traiter avec le même amour que celui donné à vos frères.

Nous savons bien que l’homme blanc ne comprend pas notre façon de voir.
Un coin de terre, pour lui, en vaut un autre puisqu’il est un étranger qui arrive dans la nuit et tire de la terre ce dont il a besoin.
La terre n’est pas sa soeur, mais son ennemie ; après tout cela, il s’en va.
Il laisse la tombe de son père derrière lui et cela lui est égal !
En quelque sorte, il prive ses enfants de la terre et cela lui est égal.
La tombe de son père et les droits de ses enfants sont oubliés
Il traite sa mère, la terre, et son père, le ciel, comme des choses qu’on peut acheter, piller et vendre comme des moutons ou des perles colorées.
Son appétit va dévorer la terre et ne laisser qu’un désert…

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L’air est précieux pour le Peau-Rouge car toutes les choses respirent de la même manière.
La bête, l’arbre, l’homme, tous respirent de la même manière.
L’homme blanc ne semble pas faire attention à l’air qui respire.
Comme un mourant, il ne reconnaît plus les odeurs.
Mais, si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est infiniment précieux et que l’Esprit de l’air est le même dans toutes les choses qui vivent. Le vent qui a donné à notre ancêtre son premier

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Je suis un sauvage et je ne comprends pas une autre façon de vivre.
J’ai vu des milliers de bisons qui pourrissaient dans la prairie, laissés là par l’homme blanc qui les avait tués d’un train qui passait.

Je suis un sauvage et je ne comprends pas comment ce cheval de fer qui fume peut-être plus important que le bison que nous ne tuons que pour les besoins de notre vie. Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ?
Si toutes les bêtes avaient disparu, l’homme mourrait complètement solitaire, car ce qui arrive aux bêtes bientôt arrive à l’homme.
Toutes les choses sont reliées entre elles.

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Vous devez apprendre à vos enfants que la terre sous leurs pieds n’est autre que la cendre de nos ancêtres.
Ainsi, ils respecteront la terre.
Dites-leur aussi que la terre est riche de la vie de nos proches.
Apprenez à vos enfants ce que nous avons appris aux nôtres : que la terre est notre mère et que tout ce qui arrive à la terre arrive aux enfants de la terre.

Si les hommes crachent sur la terre, c’est sur eux-mêmes qu’ils crachent.
Ceci nous le savons :

la terre n’appartient pas à l’homme,
c’est l’homme qui appartient à la terre.

Ceci nous le savons : toutes les choses sont reliées entre elles comme le sang est le lien entre les membres d’une même famille.
Toutes les choses sont reliées entre elles…

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Mais, pendant que nous périssons, vous allez briller, illuminés par la force de Dieu qui vous a conduits sur cette terre et qui, dans un but spécial, vous a permis de dominer le Peau-Rouge.
Cette destinée est mystérieuse pour nous.
Nous ne comprenons pas pourquoi les bisons sont tous massacrés, pourquoi les chevaux sauvages sont domestiqués, ni pourquoi les lieux les plus secrets des forêts sont lourds de l’odeur des hommes, ni pourquoi encore la vue des belles collines est gardée par les fils qui parlent.

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    Que sont devenus les fourrés profonds ? Ils ont disparu.
    Qu’est devenu le grand aigle ? Il a disparu aussi.
    C’est la fin de la vie et le commencement de la survivance.

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Chef indien Seattle
réponse au président Cleveland
des États-Unis d’Amérique 1894

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CHASSEUR dans la Lune

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La Lune

repos du chasseur ?

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Un jeune montagnais décide un matin d’automne de partir à la chasse.
Il prend dans sa tente son arc et son carquois, dans lequel il place soigneusement une belle flèche empennée de plumes d’aigle.

- Je m’en vais chasser, lance-t-il joyeusement aux gens de son village. Je serai de retour avant le coucher du soleil. Vous verrez, ma gibecière sera remplie de lièvres bien gras que j’aurai abattus avec cette seule flèche.

Le jeune chasseur, confiant en sa bonne étoile, part en forêt.
Ce qu’il n’a révélé à personne, c’est qu’au cœur de la nuit, il a rêvé qu’il aurait, ce jour-là, la surprise de sa vie.
Dans un songe, il a vu, à travers la brume matinale, un énorme lièvre qui sautait dans un cerceau jaune.
C’est sûrement un signe de chance, se dit-il, il me faut chercher à comprendre…
Il enjambe un ravin, escalade une montagne, se fraie un chemin dans la forêt, marche, marche jusqu’à ce que le soleil soit bien haut au-dessus de sa tête. Mais il n’aperçoit pas le gibier recherché !

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Il y a bien tout autour des moineaux qui pépient, des pies qui jacassent, des écureuils qui rouladent à se fendre l’âme, une perdrix qui froufroute de temps en temps sous ses pas pour l’impressionner FFFFRRRROOOOOUUUUU !
Mais pas un seul lièvre à l’horizon.

Pourtant, songe le chasseur, j’ai bien vu un lièvre dans mon rêve.
Me serais-je trompé ?

Tout à coup, au bout d’un sentier, entre les roches moussues, à l’ombre d’une falaise sombre, dans un rayon de soleil, le chasseur aux aguets croit entrevoir deux grandes oreilles… un bout de queue, puis Pouf ! une touffe de poils brun terre qui s’évanouit par enchantement…

Ah ! Ah ! voilà enfin ma chance, se dit le chasseur progressant à pas de loup, je serai plus rusé que le renard, plus vif que l’aigle et j’aurai mon lièvre.
Il voit déjà sa gibecière s’appesantir, se gonfler…
 Il est certainement très gros… motus !
Le rabatteur s’avance, s’arrête, observe, épie, écarquille bien les yeux, écoute… fait deux pas, un pas, scrute, tend l’oreille. Il traque le lièvre.
Là ? peut-être… non ! pourtant…
Il bande son arc.
Bon… Où est-il passé maintenant ?
Plus rien, silence. Que les CHCHCHCHCHHHH du vent dans les têtes d’arbres qui s’agitent.
POUF ! POUF ! CRAC ! CRAC ! SSSS !
Là, dans les broussailles ? Non !

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Le tireur attend le bon moment.
Il lui faut agir avec discernement. Il ne voit pas sa proie, mais la suit à l’oreille, la pressant.
Ouais, c’est un malin. Il est preste en diable.
Tiens, tiens, il doit être là derrière le gros pin.
Bon ! Voilà qu’il disparaît… non… non ! Il est toujours là.
Oh ! C’est un vrai magicien.
Oh ! Oh ! je lui vois le bout du nez. Encore un peu, un peu plus…
ZZZZZOOUUUMMM.
Le chasseur décoche sa puissante flèche meurtrière.

Le lièvre agile s’esquive d’un bond.
La flèche le rate de peu, file tout droit comme une étoile filante, percute un gros caillou, dévie, et dans une nuée d’étincelles se fixe à la cime d’un grand bouleau.
Humilié, furieux, rouge de colère, le chasseur lance son arc en l’air, chicane à haute voix, maudit tout autour de lui, piétine de rage les fines herbes.

La forêt avait rarement entendu un tel flot d’injures.
À ces mots, les castors plongent sous l’eau, les oiseaux s’enfoncent la tête sous l’aile, les écureuils s’engouffrent dans leur trou.
S’il veux récupérer sa flèche, le chasseur n’a plus qu’une chose à faire : grimper dans le grand bouleau. Il grimpe, grimpe, s’accroche à une branche, puis à une autre, reprend son souffle…
Ouf ! Quelle escalade éreintante. Encore un peu et j’y serai enfin !

Mais il est tellement essoufflé et heureux d’atteindre le sommet qu’il laisse échapper un long soupir de soulagement.
OOOOOUUUUFFF ! Et par mégarde, il souffle sur sa flèche qui se soulève, tourbillonne dans l’air comme une plume, virevolte, monte, pour aller s’accrocher au-dessus de sa tête, encore plus haut !
Le chasseur, désemparé, est tout surpris d’avoir soupiré si fort.
Sa flèche, là-haut, moqueuse, se balance au gré du vent. Elle ne tient que par le bout d’un aileron.

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Le jeune chasseur reprend rageusement son ascension et grimpe, grimpe, monte, se hisse toujours plus haut, en équilibre sur une branche, puis sur une autre.
Cette fois-ci, il prend mille précautions.
Il s’arrête, retrouve son souffle, soupèse ses chances, tend prudemment la main, frôle l’objet convoité du bout des doigts mais il ne peut l’atteindre.
Alors, il s’étire, essaie à nouveau, précairement juché… rien à faire, elle reste inaccessible.
Ah ! si j’étais écureuil ou perdrix…

Mais il n’est qu’un chasseur exaspéré, que l’idée de revenir bredouille au village pousse à accomplir des prouesses dangereuses.
Je t’aurai ou bien j’y laisserai ma peau, crie-t-il avec hargne à la flèche.

Il décide de souffler dessus tout doucement pour la faire retomber dans sa main tendue.
Un tout petit coup. PFFF…
Elle oscille, les branches vibrent.
Encouragé, il recommence, mais un peu plus fort.
PFFFFFFF… Elle bouge… les branches s’agitent. Bon, ça s’en vient. Allons-y de nouveau avec plus d’énergie. PPPPFF… rien à faire.
Malheur, elle semble même s’éloigner.

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Alors, le chasseur perd patience, prend une longue inspiration, gonfle ses poumons d’air, plisse ses yeux et expire de toutes ses forces.
PFFFFFFFFUUUUUUUUUOOOOUUU !
Il libère brusquement l’air qui s’échappe en trombe de sa bouche arrondie, comme une tempête sortie du fin fond d’une caverne.
Sous l’impulsion, la tête de l’arbre s’étire, s’élance, pique vers le ciel en crevant les nuages, emportant avec elle la satanée flèche et le chasseur.
La surprise occasionnée par la poussée de son expiration manque de faire dégringoler le chasseur éberlué.

Soudain, celui-ci aperçoit des pistes géantes de lièvre. Intrigué, il se hisse sur les nuages, prend pied sur un autre monde et suit pas à pas ces étranges traces.
Au bout de la terre, le soleil se couche déjà et la pleine lune s’apprête à prendre la relève dans le ciel flamboyant.

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- Il fait noir et notre chasseur n’est pas revenu ! Lui serait-il arrivé malheur ? s’inquiètent les habitants du village.

Il se préparent à partir à sa recherche lorsqu’un vieillard s’écrie :

- Regardez, là-haut dans la lune !

- Oh ! il y a des ombres dans la lune, s’exclament les villageois. Ça ne s’est jamais vu ! Que se passe-t-il ?

- Oui ! Oui ! J’aperçois la silhouette d’un chasseur avec un arc… oui, c’est bien un arc.

- Je vois une longue flèche emplumée, lance un autre.

- Là-bas, regardez, on dirait des flammes qui se découpent. Non ! Non ! On dirait plutôt des herbes ou… mais oui, ce sont des oreilles de lièvre, des oreilles géantes!

Il étaient tous si consternés qu’ils passèrent la nuit entière à observer la lune.

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Depuis ce soir-là, les Amérindiens affirment qu’ils voient dans la lune, lorsqu’elle est ronde, un jeune chasseur avec son arc et sa flèche à la poursuite d’un lièvre dont les longues oreilles se profilent derrière des rochers.

Ont-ils trop d’imagination ?
Chose certaine, le jeune chasseur n’est jamais revenu.
Aurait-il eu honte de se montrer la gibecière vide ?
Certain croient l’avoir vu la nuit canotant dans le long reflet argenté de la lune lorsqu’elle se mire dans les eaux du grand lac. Mais en vérité, ils ne sauraient le jurer.

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 Qui sait où se cache la vérité ?

Qui connaît la fin de l’histoire ?

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OISEAU-Tonnerre

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Pouvoirs surnaturels ?

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Il était une fois un grand faucon, le plus grand des faucons qui aient jamais vécu sur Terre.

Il était si grand que ses ailes faisaient de l’ombre à deux wigwams quand il volait au-dessus d’un village. Heureusement pour les hommes, il était bon et aimable envers ceux qui l’approchaient.

Outre qu’il était gros, ce faucon était également très puissant.
Il pouvait chanter un chant spécial et tous les faucons qui étaient sur le territoire venaient tenir conseil avec lui.

Un autre attrapait tous les nuages de pluie qui se trouvaient dans le voisinage et les amenait jusqu’à lui. On disait même qu’il avait un chant qui faisait sauter les souris et les lapins dans ses serres quand il tournoyait près de la terre.
C’était un faucon qui avait un grand pouvoir.

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Ce faucon était si puissant que les Créatures du Tonnerre décidèrent un jour de lui donner un chant spécial qui, lorsqu’il le chanterait, lui permettrait de les amener jusqu’à lui.

Elles lui dirent que pour chanter ce chant correctement, il devrait d’abord construire une hutte circulaire assez grande pour lui-même et tous les autres animaux qu’il voudrait inviter à l’écouter.

Elles lui dirent qu’il devrait faire un autel circulaire d’une espèce particulière et y déposer des représentants des règnes minéral, végétal et animal.

Elles lui dirent qu’il devrait remercier le Grand Esprit avant de chanter et se montrer reconnaissant envers les Créatures du Tonnerre qui partageaient leur pouvoir avec lui.

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Un été, il décida de chanter ce chant, aussi fit-il ce que lui avaient ordonné les Créatures du Tonnerre.

Il invita quelques faucons, un aigle, deux corbeaux, un vautour, une orfraie à se joindre à lui dans le wigwam. Ils acceptèrent et quand le chant fut chanté et que les Créatures du Tonnerre furent venues, ils quittèrent tous le wigwam, sachant que le chant qu’ils avaient entendu leur avait conféré un pouvoir spécial.

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Le plus puissant de tous les faucons dit :
  »Je suis le grand Kaïk-Kaïk-Kaïk. »

Le Grand Esprit regardait le faucon et gardait patience, espérant qu’il se souviendrait. Mais il ne se souvint pas et devint de plus en plus orgueilleux.

Un matin, il décida qu’il allait une fois encore chanter le chant des Créatures du Tonnerre de façon à obtenir encore plus de pouvoir.
Il décida qu’il était si puissant qu’il n’avait pas besoin de prendre la peine de construire le wigwam et de faire les préparatifs qu’on lui avait recommandé de faire. Il ne se donna même pas la peine de remercier le Grand Esprit ou les Créatures du Tonnerre.
Cette fois, il invita tous les oiseaux et tous les animaux afin qu’ils fussent les témoins de son pouvoir.
Dans son nid, au sommet du plus grand arbre des environs, il se mit à chanter son chant. Il prenait un air avantageux et se vantait tant et plus tandis qu’approchaient les Créatures du Tonnerre.

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Soudain un éclair jaillit de l’un des nuages et se transforma en une boule de feu au moment où il touchait le bout de l’aile du Grand Faucon.
Tout aussi soudainement, la boule de feu et le faucon disparurent avant qu’aucun des autres animaux fût touché.
Tous ceux qui étaient là regardaient autour d’eux, n’en croyant pas leurs yeux.

Le Grand Faucon se retrouva dans le ciel, devant le Grand Esprit.

« Grand Faucon, dit le Grand Esprit, tu es devenu trop arrogant.
Tu oublies de dire merci.
Tu oublies les rituels que l’on t’a transmis.
Puisque tu as offensé les Créatures du Tonnerre en abusant du présent qu’elles t’avaient fait, tu seras désormais leur serviteur.
Tu resteras un grand et bel oiseau, mais tu ne pourras plus appeler le tonnerre. C’est lui qui t’appellera.
Chaque fois que les Créatures du Tonnerre sortiront pour accomplir leur tâche, tu iras avec elles.
Ainsi, ne tireras-tu pas vanité du regard des humains, tu seras toujours en partie caché derrière les nuages.
Tu apparaîtras à certains comme une étrange formation nuageuse, et à d’autres comme une forme de flammes créée par l’éclair.
Seuls ceux qui ont une très bonne vue te verront tel que tu es, l’oiseau de feu, l’Oiseau-Tonnerre.
Va maintenant et sers ceux que tu as offensés jusqu’à ce que tu aies appris le plaisir qu’il y a à servir et à se souvenir de sa place dans l’univers. »

Et c’est ainsi que l’Oiseau-Tonnerre vient à exister.

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Conte… EXUTOIRE ?

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Il était une fois…

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Lorsqu’à la tombée de la nuit, le maître laissait les esclaves se réunir,
le conteur les sollicitait par un : « Yééé-Krik ? »
et l’assemblée lui répondait pour lui assurer son attention : « Yéé-Krak ! ».

Le conte pouvait alors commencer.

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Le conteur met en scène des personnages et des animaux qui parodient des personnages humains en rapport avec la société esclavagiste.
De même que dans les proverbes, on y retrouve des origines africaines, notamment dans des personnages comme l’éléphant ou le tigre.

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Le conte créole était pour les esclaves une distraction mais aussi un exutoire, un moyen de résistance à l’oppression, une manière de s’exprimer, comme la musique et la danse.
Les contes étaient transmis aux enfants par les mères et le grands-mères, et animaient les veillées et certains événements particuliers : lors des veillées funèbres, le conteur était présent pour évoquer le défunt et tenir l’assemblée éveillée avec des contes et des devinettes.

Si cette pratique a longtemps vécu aux Antilles, a aujourd’hui disparu..

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Il existe néanmoins de nombreux ouvrages dans lesquels les contes ont été compilés.

L’écrivain irlandais Patrick Lafcadio Hearn (1850-1904), passionné par la culture créole, avait déjà publié en 1885, alors qu’il vivait en Louisiane, un dictionnaire des proverbes créoles louisianais, haïtiens, martiniquais, trinidadiens, guyanais et mauriciens (Gombo Zhèbes).
Installé quelques années plus tard en Martinique, il avait transcrit des contes dans un recueil (trois fois bel conte), publié en 1932 à titre posthume.

La cubaine Lydia Cabrera (1899-1991), a fait un gros travail de compilation sur les contes afro-cubain, leur permettant de ne pas sombrer dans l’oubli.
Son premier livre de contes (contes nègres de Cuba),est paru aux Editions Gallimard en 1936.

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Jala, conteuse, marionnettiste martiniquaise,
a créé en 1994 les Editions Lafontaine, consacrées à la littérature antillaise.

Patrick Cheval, musicien, conteur, metteur en scène guadeloupéen,
est sur scène le Conteur Soleil.

Igo Drané, conteur et musicien martiniquais,
véhicule la tradition orale antillaise.
(Source Internet)

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Vieille…BELLE

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Belle ÂME

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La vieille femme cousait dans la lumière magique qui pénétrait son wigwam.
Elle travaillait avec art et précision des vêtements chauds.
C’était l’été des Indiens et bientôt l’hiver serait là, aussi aigu que les pointes acérées du porc-épic.

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Elle aimait son travail.
Et du plus lointain de ses souvenirs, Bouquet de Perles Étincelantes se voyait s’activant de son mieux, avec toujours le même plaisir, comme sa mère et ses tantes le lui avaient appris.

Elle s’occupait du bois et de l’eau, en hiver.
Elle savait tanner les peaux de bison, en préparer la viande afin de régaler toute la famille.

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A six ans, elle aidait les femmes dans les travaux du ménage.
A dix ans, elle montait à cheval comme le meilleur des guerriers et sillonnait la plaine avec fougue.
P
uis à quatorze ans, elle est devenue une vraie femme : son père l’a mariée à Feu du Tonnerre et le temps a passé vite, très vite.

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A présent, elle était une vieille femme mais les années avaient glissé sur elle, sans entamer sa force, ni sa joie de vivre.
Q
uand elle riait des facéties du dernier de ses petits-fils, sa bouche révélait l’absence de quelques dents.
Mais elle était toujours belle.

Conte relevé sur Internet.

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Le SORCIER dansa…

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Le huard

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Dans son costume de fête, le vieux sorcier aveugle dansa ; pendant que les Indiens, silencieux, attendaient l’oracle qui allait venir.

Le soleil blanc, brûlant, roussissait les aiguilles des épinettes. Les Indiens suaient, la peau luisante et les yeux noirs. Ils fixaient le vieux sorcier qui allait dire :

Partez mes frères ! Quittez les wigwams ! Abandonnez le territoire de chasse ! Quittez la rivière asséchée ! Fuyez ! Fuyez ! La colère du Grand Esprit habite le loup…le loup avec sa horde accourt vers nous.
Il mangera nos femmes et nos enfants…et nous-mêmes ! Fuyons pendant qu’il en est encore temps. La forêt est sèche et le loup s’affame. Suivez-moi, fuyons !

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Les Indiens le regardaient, incrédules. Le sorcier était vieux, le sorcier était fou.

Ils restèrent assis, la peau luisante et les yeux noirs. Le sorcier répéta en vain sa prophétie.

Les Indiens levaient les paupières, les rabaissaient. Ils ne bougèrent pas. Sans ses yeux, comment le sorcier pouvait-il lire l’avenir ?

Alors, malheureux, le vieux sorcier aveugle ramassa son arc et ses flèches et s’en alla. Seul un huard noir le suivit.

Dans la nuit les loups vinrent et saccagèrent le village indien. Il ne restait au matin que les wigwams et des os, le soleil blanc et les épinettes roussies

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Ils restèrent assis, la peau luisante et les yeux noirs. Le sorcier répéta en vain sa prophétie. Les Indiens levaient les paupières, les rabaissaient. Ils ne bougèrent pas. Sans ses yeux, comment le sorcier pouvait-il lire l’avenir ?

*

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*

Alors, malheureux, le vieux sorcier aveugle ramassa son arc et ses flèches et s’en alla. Seul un huard noir le suivit.

Dans la nuit les loups vinrent et saccagèrent le village indien. Il ne restait au matin que les wigwams et des os, le soleil blanc et les épinettes roussies.

Le vieux sorcier, déjà loin, marchait toujours. Le huard au-dessus de lui fidèlement volait. Mais quand vint le second jour, les loups se rapprochèrent. Le sorcier s’arrêta, écouta.

Il entendait le volettement doux du huard et sentait la présence des loups qui l’encerclaient. Le vieux sorcier saisit son arc, palpa une flèche et, bravement, dans sa nuit éternelle attendit.

*

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*

Soudain le huard battit vivement des ailes dans l’air.
Le sorcier comprit. Il banda son arc et, dès que l’oiseau lança un cri, il visa – à hauteur de loup – sous le signal sonore de l’oiseau.

Un loup hurla de douleur.
Par trois fois le sorcier arma son arc. Par trois fois le huard cria.
Le sorcier aveugle, guidé par le cri de l’oiseau, abattit trois loups et la horde s’éparpilla.

Quand le vieux sorcier n’entendit plus les hurlements des loups affamés, il rangea son arc et ses flèches et s’arrêta. Le huard s’arrêta lui aussi.

*
***
*

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*
***
*


12

BONJOUR !

En visionnant
Carla's song
m'est apparu qu'en France, notamment, nous connaissions peu les pays d'Amérique Latine...
Aussi ai-je décidé de lui dédier ce blog.
Puissions-nous être ensemble être touché(e)s par l'histoire de nos concitoyen(ne)s du Monde.
Amicalement vôtre

Auteur:

carlanica

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CHE GUEVARRA

Il faut s'endurcir
sans jamais se départir de sa tendresse.


Soyez réaliste
demandez l'impossible.



L'O.N.U. est d'une inefficacité qui confine au ridicule et au tragique,
les armées de tous les pays d'Amérique sont prêtes à intervenir pour écraser leurs peuples.



Surout soyez capables de ressentir au plus profond de votre coeur n'importe qu'elle injustice commise contre n'importe qui
où que ce soit dans le monde
c'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire.



REVOLUTION

La révolution est une transition entre un ordre ancien qui tombe en ruine
et un ordre nouveaui qui se fonde.

Littré

Dans les révolutions, il y a deux sortes de gens
ceux qui les font
ceux qui en profitent.

Napoléon 1er

Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience.
Jaurès

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LIBERTE

Dans la plupart des pays
les citoyens possèdent la liberté de paroles.
Mais dans une démocratie
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Pas de liberté
pour les ennemis de la liberté.

Saint-Just

Il n'y a pas de bonheur sans liberté
ni de liberté sans courage

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Les abus de la liberté
tuent toujours la liberté.
André Maurois

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